La mission est formée par une équipe cadre composée de 10 experts originaires de 10 Etats membres de l’Union européenne (UE), et dirigée par le Chef Observateur (CO) Cristian PREDA, membre du Parlement européen. Cette équipe est assistée par un groupe de 32 Observateurs à Long Terme (OLT) qui a rejoint la mission le 14 octobre 2010, ainsi que par 62 Observateurs à Court Terme (OCT) qui arriveront, pour leur part, quelques jours avant le scrutin.
Les observateurs proviennent de 23 Etats membres de l’UE, ainsi que de Norvège et de Suisse. Ils suivront une formation commune de quatre jours à Bruxelles et à Abidjan, portant sur les spécificités politiques, électorales et culturelles de la Côte d’Ivoire. Ils seront ensuite déployés sur l’ensemble du territoire pour observer la campagne électorale et le scrutin dans chacune des 19 régions électorales.
La Mission d'Observation Electorale de l'UE a pour objectif de promouvoir la démocratie et les droits de l'homme dans un esprit de coopération avec les pays partenaires. Le déploiement d'observateurs électoraux est un moyen d'aider ces pays à organiser des élections de qualité et d'y soutenir le processus démocratique. Une MOEUE a pour vocation d’évaluer non seulement un processus électoral particulier, mais également l’état de développement démocratique du pays étudié au moment de la Mission.
Sur la base des comptes-rendus des observateurs, l'équipe cadre analyse le processus par secteurs: électoral, politique, juridique, médiatique. Elle est chargée d'analyser le travail de l'administration électorale, le contexte politique et le suivi des questions liées à la campagne. Elle doit également fournir une analyse du processus juridique et suivre l'évolution des contentieux mais aussi observer le comportement des médias et en analyser leur rôle, avant, pendant et après la campagne.
Les principes fondamentaux d'une MOE UE sont énoncés dans une communication de la Commission européenne sur l'assistance et l'observation électorales:
« L'observation électorale internationale se fonde sur les principes de couverture totale, d'impartialité, de transparence et de professionnalisme. L'objectif ultime est de rendre l'observation superflue en ancrant profondément la démocratie dans chaque pays grâce au développement des moyens au niveau national. Elle vise également à légitimer les processus électoraux si besoin est, à renforcer la confiance du public dans ceux-ci, à empêcher la fraude, à renforcer le respect pour les droits de l'homme et à contribuer à la résolution des conflits. «
Communication de la Commission sur les missions d'assistance et d'observation électorales de l'UE, Bruxelles, 11 Avril 2000, COM(2000), 191 final.
L’Union européenne a développé, au cours des 15 dernières années, une méthode d’observation basée sur les principes suivants :
Cette méthodologie doit permettre de couvrir toutes les phases du processus électoral : la période pré-électorale, la campagne électorale, le jour du scrutin, le dépouillement, la publication des résultats et le suivi du contentieux électoral. La présence d’une équipe cadre et d’observateurs à long et à court terme déployés dans tout le pays rend possible une évaluation minutieuse du processus électoral dans son ensemble.
Pour évaluer le processus électoral, la MOE UE observe et analyse:
Durant toute la période d’observation, des réunions régulières ont lieu avec les institutions électorales ainsi qu'avec les partis politiques, les candidats, la société civile et les médias tant au niveau national qu’international.
L’UE a déjà organisé de nombreuses Missions d’observation électorale à travers le monde : Sri Lanka, Togo, Tanzanie, Guyana, Zimbabwe, Pérou, Nicaragua, Côte d’Ivoire, Territoires Palestiniens, Indonésie, Bangladesh, Timor Oriental, Surinam, Cambodge, Afrique du Sud, Pakistan, Madagascar, Equateur, Kenya, Nigeria, Rwanda, Guatemala, Mozambique, Ethiopie, Guinée Bissau, Ouganda, Afghanistan, Bolivie and Yémen.