Histoire Politique Récente de la Côte d’Ivoire


Le 7 Décembre 1960, après plus d’un siècle de colonisation française, la Côte d’Ivoire accède à l’indépendance. Son premier Président, Félix Houphouët Boigny, un ancien Ministre de la République Française, assurera ces fonctions pendant presque 35 ans.

La Côte d’ivoire connait dans les années 60 et 70 une période de très forte croissance économique basée sur les cours mondiaux très favorables de ses produits d’exportation : le café et le cacao. Mais ce miracle ivoirien ne se poursuit pas au-delà des années 80, et la situation économique se dégrade très fortement. Le pays connait alors d’importants troubles sociaux et politiques que le décès du Père de la Nation, Félix Houphouët Boigny en décembre 1993 ne fait qu’exacerber.

La rivalité sur le pouvoir et la dégradation de la situation économique ont créé des tensions et ont rendu le climat politique de plus en plus délétère. L’utilisation du concept « d’ivoirité » se fait de plus en plus commune dans ce pays de forte immigration. Les remous politiques et sociaux persistants conduisent à la prise du pouvoir par l'armé fin 1999 et l'organisation d'une transition.

L’adoption d’une nouvelle constitution, puis l’organisation de l’élection présidentielle de 2000 portent au pouvoir Laurent Gbagbo, l’actuel président de la République, mais ne permettent pas d’apaiser les tensions sociales et politiques. Le 19 septembre 2002, un coup d’état manqué conduit à la partition du pays en deux, et marque le début d’une crise politico-militaire qui durera 8 ans. Les parties au conflit concluent par la suite une série d’accords de paix sous l’égide de la Communauté Internationale qui resteront largement inappliqués. Face à ces échecs répétés, le Président Gbagbo et Guillaume Soro, visage politique des rebelles appelés Forces Nouvelles, s’engagent dans un dialogue direct sous la facilitation du Président Burkinabè Blaise Compaoré. Ces efforts débouchent, le 4 mars 2007, sur la signature de l’Accord politique d’Ouagadougou qui marquera le début du processus de sortie de crise.

Guillaume Soro est alors nommé Premier Ministre d'un Gouvernement de coalition comprenant des représentants de toutes les tendances politiques. Le processus de sortie de crise comprend de nombreuses composantes permettant de répondre aux revendications identitaires des Forces Nouvelles. Progressivement, la libre circulation entre les deux zones est rétablie, l'administration nationale est redéployée dans le Nord et l’organisation des élections se met en marche.

Elections Présidentielles de 2010

Les élections présidentielles de 2010 revêtent une importance toute particulière en ce qu’elles permettront de mettre un véritable terme à la crise politique qui secoue le pays depuis presqu’une décennie.

La tenue d’élections libres et transparentes permettra tout d’abord à la Côte d’Ivoire de regagner la confiance de la Communauté Internationale, et sans doute aussi de normaliser ses relations avec un certain nombre de pays, dont la France. Cela est aussi valable pour certains bailleurs de fonds qui craignent encore parfois que les progrès réalisés ne le soient qu’en façade ou qu’ils ne soient trop fragiles pour leur permettre d’intervenir. La tenue d’élections crédibles sera donc un signal fort.

Ces élections permettront aussi de voir si le programme de sortie de crise mis en place suite à la signature de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO) a en effet permis de répondre correctement aux préoccupations fondamentales des populations du Nord, de bénéficier d’une identification correcte (Carte d’Identité) et de pouvoir jouir des droit civiques attachés à la qualité de citoyen ivoirien (Droit de Vote, entre autres).

Grand producteur de cacao

CacaoL’économie, essentiellement axée sur la production de café et de cacao, connaît un essor exceptionnel, faisant de la Côte d’Ivoire un pays phare dans la sous-région.

Pendant trois décennies, sous la présidence de Félix Houphouët Boigny, la Côte d’Ivoire à connu une période de stabilité politique qui a été accompagnée, sur le plan économique, par une période de très forte croissance.

La Côte d’Ivoire a basé son développement économique sur les cours très favorables du café et du cacao. Cette période est aussi caractérisée par un important flux migratoire en provenance des pays avoisinants, en particulier le Burkina Faso et le Mali, qui permet de compenser les importants besoins en main d’œuvre dans les plantations. Mais ce miracle ivoirien ne se poursuivra pas au-delà des années 80.

La première moitié de cette décennie est en effet marquée par une chute importante des cours mondiaux de ces deux produits de rente, et les mesures prises par le Père de la Nation pour tenter d’enrayer ce phénomène ou pour le moins d’en atténuer les conséquences, demeurent vaines.

Après s’être déclarée insolvable en 1987, la Côte d’Ivoire se voit donc contrainte de mettre en place un plan d’ajustement structurel fin 1989.

La Côte d'Ivoire est le plus grand producteur de cacao (38% de la production mondiale). Une récente hausse des prix du cacao (le plus élevé depuis les années 1980), ainsi que la qualification de la Côte d'Ivoire aux initiatives d'annulation de la dette du FMI ont permis un certain redressement économique.

L’éléphant, l’origine du nom du pays

L’éléphantLe pays est caractérisé par une très grande diversité de paysages, allant des lagunes aux denses forêts primaires, de la savane aux montagnes embrumées de l'ouest du pays. La faune présente une richesse particulière, avec de nombreuses espèces animales.

Parmi les mammifères, l’animal le plus emblématique reste l’éléphant, dont les défenses, constituées d'ivoire, ont jadis été une importante source de revenus.

Espèce autrefois abondante en forêt comme en savane, l’éléphant a été intensément chassé et braconné. Il a aujourd’hui presque disparu, à quelques rares exceptions.