La Mission d'Observation électorale de l'UE (MOE UE) en Tunisie est dirigée par le Chef Observateur (CO) Michael GAHLER, membre du Parlement européen, et par le Chef Observateur adjoint (COA) Maria ESPINOSA qui sont assistés par une Équipe cadre de 10 experts originaires de 5 Etats membres de l'Union européenne (UE). Sur le terrain, la Mission se compose de 180 observateurs : 57 observateurs de long terme (OLT) à partir de la mi-septembre 2011, 66 observateurs de court terme (OCT) qui sont arrivés le 15 octobre, et 12 observateurs du vote des Tunisiens à l'étranger (OCT VAE) à compter du 16 octobre.

Environ 20 diplomates de pays membres de l'Union européenne en poste à Tunis et une délégation de 15 députés du Parlement européen sont également présents pendant le scrutin.
Les observateurs proviennent de 26 Etats membres de l'UE, ainsi que de la Norvège, du Canada et de la Suisse. Ils suivent une formation commune de cinq jours à Tunis, portant sur les spécificités politiques, électorales et culturelles de la Tunisie. Ils sont déployés dans les 27 circonscriptions du pays pour observer toutes les différentes phases du processus électoral.
La Mission d'Observation électorale de l'UE a pour objectif de promouvoir la démocratie et les droits humains dans un esprit de coopération avec les pays partenaires dont la Tunisie. En tant qu'organe représentatif des citoyens de l'UE, le Parlement européen déploie ses propres délégations qui travaillent en association avec les MOE UE.

Le déploiement d'observateurs électoraux est un moyen d'accompagner ces pays dans l'organisation d'élections de qualité et de conforter la confiance des citoyens dans le processus électoral. Une MOE UE permet aussi d'évaluer l'état de développement démocratique du pays au moment de la mission.
Sur la base des comptes rendu des observateurs, l'équipe cadre analyse le processus par secteurs: électoral, politique, juridique, médiatique. Elle analyse le travail de l'administration électorale, le contexte politique et le suivi des questions liées à la campagne. Elle fournit aussi une analyse du processus juridique, suit l'évolution des contentieux, observe le comportement des médias dont elle analyse le rôle, avant, pendant et après la campagne électorale.
Les principes fondamentaux d'une MOE UE sont énoncés dans une communication de la Commission européenne sur l'assistance et l'observation électorales:
« L'observation électorale internationale se fonde sur les principes de couverture totale, d'impartialité, de transparence et de professionnalisme. L'objectif ultime est de rendre l'observation superflue en ancrant profondément la démocratie dans chaque pays grâce au développement des moyens au niveau national. Elle vise également à légitimer les processus électoraux si besoin est, à renforcer la confiance du public dans ceux-ci, à empêcher la fraude, à renforcer le respect pour les droits de l'homme et à contribuer à la résolution des conflits. «
Communication de la Commission européenne sur les missions d'assistance et d'observation électorales de l'UE, Bruxelles, 11 Avril 2000, COM(2000), 191 final.
L'Union européenne a développé une méthode d'observation basée sur les principes suivants :
Cette méthodologie permet de couvrir les phases du processus électoral : période pré-électorale, campagne électorale, jour du scrutin, dépouillement, agrégation et publication des résultats, suivi du contentieux électoral, évaluation du processus électoral dans son ensemble.
Pour évaluer ce processus électoral, la MOE UE observe et analyse:
Pendant la période d'observation, des réunions régulières ont lieu avec les institutions électorales, les partis politiques, les candidats, la société civile et les médias.
En près de 20 ans, plus de 70 MOE UE ont été déployées à travers le monde : République démocratique du Congo, Sri Lanka, Togo, Tanzanie, Guyana, Zimbabwe, Pérou, Nicaragua, Côte d'Ivoire, Territoires Palestiniens, Indonésie, Bangladesh, Timor Oriental, Surinam, Cambodge, Afrique du Sud, Pakistan, Madagascar, Equateur, Kenya, Nigeria, Rwanda, Guatemala, Mozambique, Ethiopie, Guinée Bissau, Ouganda, Afghanistan, Bolivie, Yémen, etc. Toutes les MOE UE sont financées par les budgets européens.